Petit historique de l’imprimante de bureau

Noblesse oblige : c’est à Xerox, spécialiste historique du photocopieur, que revient la mise au point du premier système d’imprimante laser. Ce prototype voit le jour en 1971. C’est le début d’un succès phénoménal pour ce nouvel équipement, aïeul de l’imprimante de bureau, qui trouve tout de suite sa place dans les grandes entreprises, d’abord aux Etats-Unis, puis dans le monde entier, à une époque où les considérations environnementales ne sont pas encore d’actualité et donc où l’on utilise encore le papier sans aucune limite.

En 1976 est mise en vente la première version de ce type d’imprimante et c’est cette fois le géant informatique IBM qui se charge de commercialiser ce premier modèle. L’imprimante est alors conçue pour une utilisation à haut débit : elle permet l’impression, en très grande quantité de factures ou bien d’étiquettes. De grandes dimensions, cette imprimante professionnelle traitait donc des documents pour lesquels la qualité d’impression n’était pas encore cruciale : il s’agissait plutôt alors de pouvoir imprimer rapidement des volumes importants. Il est intéressant de noter que ce premier modèle, l’IBM 3800, existe toujours et est encore exploité, ce qui est la preuve d’une conception et d’une fiabilité exceptionnelles.

Couplage imprimante/ordinateur

Les possibilités et les usages dans les bureaux d’une imprimante subissent d’emblée une forte accélération et, dès 1977, Xerox imagine une imprimante laser destinée à être couplée à un ordinateur. Ce coup d’essai, particulièrement onéreux, ne connaît qu’un succès très limité.

Cependant, l’idée est là et les constructeurs vont désormais mettre toute l’énergie de leurs bureaux d’étude pour développer de nouveaux systèmes plus performants et moins chers. Car l’impression de documents, directement à la source de l’ordinateur, correspond désormais à un usage de plus en plus répandu dans les entreprises, conséquences de l’invasion du PC dans les bureaux. Hewlett Packard et Canon (auparavant leader de la fabrication d’appareils photo haut de gamme) sont les nouveaux intervenants sur ce marché, bientôt rejoints par Brother en 1987.

Le succès de l’imprimante laser se renforce encore avec l’apparition de la publication assistée par ordinateur (PAO) au milieu des années 80. Plébiscitée notamment par les agences de publicité et les grandes entreprises où la communication prend un nouvel essor, la PAO a besoin d’imprimantes de haute technologie pour s’épanouir totalement : une émulation qui joue en faveur de l’innovation technologique des imprimantes de bureau. Et celles-ci deviennent chaque année plus fiables, moins imposantes et moins chères. Au début des années 90, l’imprimante est présente dans la grande majorité des entreprises. Et elle est passée de l’atelier au bureau. Initialement cantonnée à l’impression en grande quantité de documents pour lesquels la qualité avait peu d’importance, elle est désormais essentiellement utilisée pour imprimer des documents de travail dont la présentation est le plus souvent très sophistiquée : rapports annuels, rapports financiers, documents destinés aux actionnaires, aux clients, etc.

Apparition dans les bureaux des imprimantes à jet d’encre

Face à la technologie laser s’est développée la technique d’impression à jet d’encre. Aucune de ces deux technologies n’a réussi à s’imposer significativement aux dépens de l’autre.

En termes techniques, le jet d’encre correspond à deux systèmes distincts : l’un est le jet d’encre continu, l’autre est ce qu’on appelle la « goutte à la demande ». L’idée du jet d’encre remonte aux années 1960 : schématiquement, il s’agit de charger des micro-gouttes d’encre électriquement puis de les faire passer dans un champ électromagnétique pour dévier le jet dans la direction souhaitée.
Cette technique sera améliorée en 1976 : on enrichit alors la qualité d’impression en déterminant très précisément le nombre de gouttes d’encre par pixel. Les imprimantes de bureau à jet d’encre proposent alors des nuances d’impressions bien supérieures au système antérieur. Le jet d’encre « goutte à la demande » est mis au point peu après et vient encore améliorer la qualité de la restitution des couleurs sur le support.
Cette technique a bénéficié du développement continu de l’informatique et de la bureautique : portée par un marché en pleine expansion, elle a connu des améliorations technologiques constantes grâce aux importants budgets de recherche qui lui étaient consacrés par les différents constructeurs. Ceux-ci sont pour l’essentiel les mêmes que dans l’impression laser.